Pour qui ?
L’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) est un ensemble de techniques médicales destinées à aider les individus ou les couples à concevoir un enfant lorsque des obstacles naturels à la conception sont présents. Diverses méthodes sont disponibles et, selon certaines conditions, elles peuvent être couvertes par l’Assurance Maladie.
Une récente révision de la loi de bioéthique en août 2021 a élargi l’autorisation de recours à l’AMP à toutes les femmes ayant un désir de projet parental, supprimant le critère médical d’infertilité pour accéder à ce parcours.
Couples hétérosexuels
Elle est disponible pour les couples hétérosexuels confrontés à des difficultés d’infertilité diagnostiquées après des tentatives de conception naturelle durant une période généralement estimée à un an ou plus.
Les causes d’infertilité peuvent être multiples et concerner tant l’homme que la femme, nécessitant ainsi une évaluation médicale approfondie pour déterminer la technique d’AMP la plus appropriée.
Pour plus d’informations sur les causes de l’infertilité, consultez notre rubrique dédiée.


Couples de femmes
et femmes célibataires
Les couples formés de deux femmes ainsi que les femmes célibataires peuvent également bénéficier de l’AMP. Cette mesure favorise l’égalité des chances dans le projet de parentalité, quelles que soient l’orientation sexuelle ou la situation matrimoniale.
Limites d’âge
Pour les femmes qui porteront l’enfant, l’AMP peut être réalisée jusqu’à 43 ans (ou 45 ans en cas de congélation préalable de gamètes ou embryons) et jusqu’à 60 ans pour la personne qui ne porte pas l’enfant.
Le prélèvement d’ovocytes et le recueil de spermatozoïdes sont également soumis à une limite d’âge, qui varie en fonction de la finalité, médicale ou non.
Prélèvement d’ovocytes :
- Préservation pour raison médicale : jusqu’à 43 ans
- Autoconservation non médicale : de 29 à 37 ans
Recueil de spermatozoïdes :
- Préservation pour raison médicale : jusqu’à 60 ans
- Autoconservation non médicale : de 29 à 45 ans

Techniques d’AMP
Parmi les techniques disponibles, on compte l’insémination artificielle, la fécondation in vitro (FIV) avec ou sans ICSI, et l’accueil d’embryon.
- Insémination artificielle : dépôt de spermatozoïdes dans l’utérus autour du moment de l’ovulation.
- Fécondation in vitro (FIV) : fécondation d’un ovocyte et d’un spermatozoïde en laboratoire puis transfert d’un embryon obtenu dans l’utérus.
- Accueil d’embryon : implantation d’un embryon conçu in vitro à partir de gamètes de donneurs dans l’utérus.
Recours aux dons de gamètes
Le don d’ovocytes ou de spermatozoïdes est une option précieuse pour les couples ne pouvant pas utiliser leurs propres gamètes en raison de risques de transmission de maladies génétiques, d’infertilité sévère ou d’absence de partenaire masculin.
La législation encadrant le don de gamètes varie selon les pays, avec des principes communs tels que l’anonymat des donneurs au moment du don et le caractère volontaire et non rémunéré du don.
Une levée d’anonymat est parfois possible à la majorité de l’enfant né d’un don s’il le souhaite.
Accueil d’embryon
Similaire au recours aux dons de gamètes, l’accueil d’embryon est une alternative pour les personnes ou couples ne pouvant pas concevoir avec leurs propres gamètes.
Cette technique s’appuie sur l’utilisation d’embryons surnuméraires issus de FIV d’autres couples, offrant ainsi une nouvelle chance de parentalité.
Sources
1. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31462
2. https://www.procreation-medicale.fr/ce-que-dit-la-loi/
3. https://www.vie-publique.fr/eclairage/19432-bioethique-louverture-de-la-pma-toutes-les-femmes#:~:text=La%20nouvelle%20loi%20de%20bio%C3%A9thique,l’identit%C3%A9%20de%20leur%20donneur.