Les causes de
l’infertilité
La probabilité d’obtenir une grossesse au cours d’un mois ou d’un cycle menstruel, chez un couple n’utilisant pas de contraception, est assez faible, de l’ordre de 20 à 25%. De ce fait, il est normal que quelques mois soient nécessaires à l’obtention d’une grossesse. On parle d’infertilité en cas d’absence de grossesse malgré des rapports sexuels non protégés pendant une période d’au moins 12 mois.1
On parle d’infertilité primaire lorsque l’on est dans l’incapacité de concevoir, et d’infertilité secondaire lorsque l’on est dans l’incapacité de concevoir après avoir eu une grossesse et naissance réussie. L’infertilité est à différencier de la stérilité, qui désigne l’incapacité totale d’un couple à avoir un enfant.
L’infertilité est une problématique mondiale majeure qui touche environ 17,5% de la population adulte, soit une personne sur six dans le monde, selon un rapport récent de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce problème est préoccupant dans tous les pays, indépendamment de leur niveau de revenu.2


Pour 10 à 25% des cas, les causes de l’infertilité ne sont pas retrouvées, elles ne sont pas clairement liées à un problème spécifique affectant l’un ou l’autre membre du couple1.
L’infertilité peut être liée à divers facteurs environnementaux mais également à la physiologie des individus. Dans ce cas, les causes de l’infertilité peuvent varier selon les sexes.
Chez les femmes, elles incluent des dysfonctionnements comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’insuffisance ovarienne, tandis que chez les hommes, des facteurs tels que des problèmes hormonaux, des obstructions des conduits séminaux ou une production insuffisante de spermatozoïdes peuvent être en cause.3
Environnement et mode de vie
Des facteurs tels que le tabagisme, la consommation excessive d’alcool, l’obésité et l’exposition aux polluants et aux toxines dans l’environnement peuvent affecter la fertilité tant chez les hommes que chez les femmes.3
Traitements médicamenteux
Certains traitements médicamenteux spécifiques seraient liés à des dysfonctionnements de la fonction reproductive. Par exemple, certains traitements du cancer, notamment la chimiothérapie, peuvent conduire à l’infertilité.
De plus, des recherches récentes indiquent que certains médicaments généralement bien tolérés, tels que les analgésiques, les antihistaminiques et les médicaments contre le reflux, pourraient, dans certaines conditions, également affecter la fonction reproductive. 1
Fréquence des rapports sexuels
La durée de vie d’un ovocyte est d’environ 24 à 48 heures, tandis que les spermatozoïdes peuvent survivre de 3 à 5 jours. Ainsi, la fenêtre optimale pour cibler les rapports sexuels afin d’augmenter les chances de conception s’étend de 5 jours avant l’ovulation jusqu’à 2 jours après4.
Pour maximiser les chances de fécondation et de grossesse, il est conseillé d’avoir des rapports sexuels réguliers. La mobilité des spermatozoïdes augmente avec la fréquence des éjaculations et diminue après une abstinence de plus de 5 jours.5

Source : Thonneau, Indice and main causes of infertility in a resident population (1850 000) of three French regions (1988-1989), Human reprod. Vol 6, p 811-816, 1991
Facteurs psychiques
Il est également suggéré que des facteurs psychologiques, comme le stress, jouent un rôle dans l’infertilité. Les probabilités de conception peuvent être réduites d’environ 40% chez les femmes qui éprouvent un niveau de stress élevé au moment de la fécondation.1
Sources
1. Abha Maheshwari, Mark Hamilton, Siladitya Bhattacharya, Effect of female age on the diagnostic categories of infertility, Human Reproduction, Volume 23, Issue 3, 1 March 2008, Pages 538–542
2. Infertilité, Des difficultés à concevoir d’origines multiples, Inserm, 2019
3. Infertilité et endométriose, EndoFrance 4. Endométriose, Une maladie gynécologique fréquente mais encore mal connue, Inserm, 2018
4. Quelle est la durée de vie d’un spermatozoïde ? Santé Publique, 2023
5. Infertilité, OMS, 2020