Les examens préalables
Il est généralement conseillé de solliciter une assistance médicale
si avant 35 ans, aucune grossesse n’est survenue après un an
de rapports réguliers sans contraception.
Après 35 ans, il est conseillé de consulter dès 6 mois sans survenue de grossesse.
Cette prise en charge permet d’initier des investigations
et d’augmenter les chances de concrétiser un projet parental.
Avant de recourir à une procédure de Fécondation In Vitro (FIV),
il est essentiel de réaliser un examen complet de vos fonctions reproductives, constituant le bilan de fertilité initial.
Pour les femmes, le médecin
prescrira dans un premier temps :
Un bilan hormonal
Hormone Folliculo-Stimulante (FSH),
oestradiol, hormone Lutéinisante (LH)
et prolactine.
Une échographie pelvienne
Examen d’imagerie qui permet de visualiser, à l’aide d’ultrasons, les ovaires et l’utérus.
Une hystérosalpingographie
Il s’agit d’un examen radiographique permettant d’observer l’utérus (= hystéro) et les trompes de Fallope (=salpingo) grâce à un produit de contraste opaque aux rayons X, injecté dans la cavité utérine.
Un test post-coïtal de Hühner
consiste en l’examen au microscope
de la glaire en période pré-ovulatoire immédiate, 8 à 12 heures après un rapport sexuel.
Dans certains cas, un bilan secondaire d’une infertilité peut être demandé pour aller plus loin dans le diagnostic.
Hormone anti-müllerienne
Un bilan hormonal plus poussé avec le dosage de l’Hormone Anti-Müllerienne (AMH) marqueur de la réserve ovarienne, plus particulièrement de la quantité et de l’activité des follicules antraux.
Une hystéroscopie
Elle permet une vision directe
de la cavité utérine et des orifices tubaires grâce à l’introduction d’un hystéroscope
(tube muni d’un dispositif optique) dans le vagin puis au travers du col de l’utérus,
jusqu’à la cavité utérine.
Pour les hommes,
le médecin prescrira tout d’abord :
Un spermogramme – spermocytogramme
Il constitue l’examen essentiel chez l’homme. Il analyse le volume de l’éjaculat, la numération des spermatozoïdes, leur mobilité, leur vitalité ainsi que la morphologie de ceux-ci.
Il peut être complété par un bilan secondaire
pour aller plus loin dans le diagnostic :
Un test de migration-survie des spermatozoïdes
Il consiste à évaluer le nombre total de spermatozoïdes mobiles et la normalité de ceux-ci après sélection,
ainsi que la proportion de spermatozoïdes encore mobiles à 24 heures (survie).
La recherche d’anticorps anti-spermatoïdes
Fixés sur les spermatozoïdes. Cette recherche peut être également effectuée dans la glaire cervicale (en cas de présence de spermatozoïdes totalement immobiles dans la glaire et mobiles au spermogramme) ou dans le sérum maternel.
Les dosages hormonaux plasmatiques masculins
FSH de base ou sous GnRH (élevée en cas d’insuffisance testiculaire primitive de production des spermatozoïdes ; anormalement basse en faveur d’une insuffisance de stimulation hypothalamo-hypophysaire) et testostérone de base ou éventuellement sous hCG (témoin du fonctionnement des cellules de Leydig), prolactine de base (pouvant révéler un adénome hypophysaire à prolactine).
L’échographie-Doppler testiculaire
Elle permet la mesure des testicules et de visualiser les différents éléments constituant les bourses (épididyme et canal déférent).
La biochimie du sperme
Elle permet de déterminer à quel niveau se situe l’obstruction des voies spermatiques en détectant l’absence de certaines sécrétions produites en amont.
L’étude du caryotype masculin
Indispensable chaque fois que la numération des spermatozoïdes est constamment inférieure à 5 millions/mL.